2 jours de perdants

Après notre virée sur l’île de la Plata, retour sur Quito par le même bus de nuit, pour lequel nous avons eu de la chance de trouver un place. Pour résumer c’était pire qu’à l’aller, si si c’est possible. Placés devant l’entrée, pas de climatisation, la première partie se déroule portes ouvertes (l’espace chauffeur est séparé des passagers par une porte + porte du bus). Un vrai régal vu que le chauffeur, qui avait l’air très « fatigué », faisait hurler son moteur, les bus équatoriens sont plutôt des low cost Hino que des modèles européen flambant comme au Mexique, et klaxonnait à tout va. Pour arranger le tout, arrêt toutes les heures et donc bousculade des gens qui montent ou descendent (le bonheur d’être devant), la police qui arrête le bus en pleine nuit en allumant toutes les lumières pour nous filmer, et pour finir une arrivée à … 3H45 du matin. Bref le bonheur. Vu qu’on ne prévoyait pas d’arriver si tôt et que l’on prend un vol le soir pour Lima, nous n’avions pas prévu d’hébergement et en trouver un à cette heure peut se révéler compliqué. Nous décidons donc de finir la nuit au terminal de bus, où il fait froid, vu qu’on a repris de l’altitude. Enfin pour ma part, car Delphine qui n’avait déjà pas pu fermer l’œil dans le bus n’y arrive pas plus ici.
Réveillés fatigués du brouhaha ambiant du matin, on se dirige vers la Mariscal pour prendre un bon petit dej’ et s’installer dans un endroit plus confortable. Arrivés à destination, tout est fermé! Rien d’ouvert, pas un café, alors qu’il est 7h45 et que le quartier grouille de cafés, restaurants et autres bars. L’équatorien n’est pas très matinal. Après attente on réussi à trouver un café ouvert (le premier qui ouvre, à 8h!) et on y restera un bon moment.
Après un tour et une sieste dans le parc du coin, très sympa d’ailleurs, je me dis que j’irai bien grimper avant le vol histoire d’occuper les quelques heures qui nous restent et d’essayer de garder un peu la forme. Après avoir cherché la salle du coin, qui a l’air top et surtout ouverte d’après les horaires trouvés sur le web, on s’y rend à pied (mauvaise idée avec les sacs) pour la trouver fermée! Toujours dans l’ambiance de la journée en gros. Serait-ce parce que ce sont les vacances? Mystère.
Un café plus tard, on se décide à aller à l’aéroport, encore fatigués. Arrivés à bon port et une fois dans la file d’attente du comptoir d’enregistrement, on s’aperçoit très vite que ça n’avance pas. Les personnes discutent beaucoup avec le personnel, il y a moult aller-retour de ces derniers, et aucun bagage n’a été déposé jusqu’à présent. Là je me dis que cela sent le surbooking vu mes récentes expériences. Arrivés finalement au comptoir on apprend que notre vol est retardé… à demain, « sûrement » le matin!
On vous passe les détails sur les difficultés voire l’absence de communication (le vol est toujours affiché « on time » et aucune annonce générale) du personnel LAN, c’est fatigués, frustrés et très énervés que l’on s’achemine vers l’hôtel qui va nous héberger. Quand même, 2 vols avec LAN, 2 retards! De plus nous ne  connaissons toujours pas l’heure de départ du lendemain sachant que :
1) nous avons pour une fois réservé notre nuit + taxi à Lima => à annuler mais acompte perdu
2) nous avons réservé notre bus pour Arequipa, départ à 17h

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Pour résumer notre état d’esprit à ce moment là

1H de bus plus tard (encore!), arrivés à l’hôtel (à 21H30), on se console en sachant que c’est le Sheraton, le 5* du coin, donc repos en vue, enfin! Il y a quand même 2 bus remplis de voyageur à héberger, donc cela prend du temps à la réception. D’ailleurs la plupart ont une correspondance à Lima, il y a plus malheureux que nous donc…
Après dîner, on apprend en interrogeant le personnel du Sheraton, car personne de LAN n’a fait le déplacement, que notre vol est programmé à 16h. On passera donc le lendemain matin avec la réception de l’hôtel, très efficace et serviable contrairement à LAN, à essayer de modifier nos billets de bus. Finalement déplacés au lendemain car plus de places sur le départ de 21h, un jour perdu donc, mais quand même un peu soulagés de ne pas devoir repayer les billets. D’ailleurs si quelqu’un sait si les assurances voyages (comme celle de la VISA premier ou Mastercard gold) prennent en charge ces coûts, je serais intéressé, car je n’ai rien trouvé sur Internet. Et n’étant pas en Europe, LAN n’est absolument pas obligé de faire quoique ce soit niveau dédommagement.

Nous arrivons finalement à Lima, après avoir réservé le même bed & breakfast et le taxi qui doit nous attendre. A l’arrivée à l’aéroport, pas de taxi (encore!) au bout de 45 minutes d’attente. Il faut savoir qu’au Pérou il y a beaucoup de faits divers liés à de faux ou peu scrupuleux chauffeurs de taxis qui détroussent régulièrement leurs passagers, ou du moins sont complices. De plus l’aéroport étant situé à Callao, un des quartiers les moins sûrs de Lima, les taxis ordinaires sont bannis, seules quelques compagnies sont présentes et utilisent donc leur monopole pour faire gonfler les prix. C’est pour cela que tous les hébergements de Lima proposent un transfert depuis l’aéroport. Vu qu’il fait nuit, il n’est pas bien recommandé d’en prendre un à l’extérieur (comme on a déjà pu le faire il y a 2 ans), nous optons donc pour la compagnie de l’aéroport et finalement arrivons en ville! Si on rajoute le fait que nos cartes soient refusées à l’aéroport et dans les distributeurs en chemins, sachant qu’à nous 2 nous en avons 4, vous comprendrez mieux le titre du post, malgré l’hôtel!

Vive les voyages!

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Les doigts de pied en éventail

Périple marathonien pour rejoindre la destination finale: départ de Tena (Amazonie) vers… Puerto Lopez (la côte)
Et c’est parti pour 5h de bus pour Quito sur une route magnifique, quittant la plaine d’Amazonie pour rejoindre la capitale perchée dans les Andes. Récupération de nos billets de bus à l’agence française (qui nous tire une belle épine du pied), et c’est reparti pour 11h de bus de nuit pour la côte. Bon, les bus équatoriens de jour, c’est déjà pas folichon, mais alors les bus de nuit équatoriens, c’est la cata! Musique à fond, lumière aléatoire, klaxon à tout va, vendeurs ambulants à toute heure, et le pompon: à minuit-1h, pause d’une grosse heure dans un « resto » du bord de la route pour manger… Et avec tout ça, on arrive à 4h30 du mat’ à Puerto Lopez (super fiable les durées de trajet ici…). Le terminal de bus n’est pas du tout au centre de la ville comme prévu (super fiable le guide du routard…). On sait pas trop quoi faire, on se dit que finalement on va tenter le coup de se pointer à l’hôtel où on a réservé, il est censé y avoir quelqu’un tout le temps. Coup de bol, on arrive en même temps que le fils de la famille parti faire la fête à Montañita, le « Ibiza » local. On finit notre nuit dans les hamacs à l’entrée de l’hôtel, en attendant que notre chambre se libère. L’endroit est très mignon, dans un grand jardin plein de fleurs et de colibris, sympa pour se poser faire la sieste, prendre le petit déj et profiter d’internet.

Vu qu’on n’est pas non plus en méga forme vu la nuit qu’on a passé, on opte pour la journée plage. Direction la playa de Los Frailes, partie du seul parc national côtier équatorien, réputée magnifique. On se fait déposer par un bus local et on prend le sentier qui fait le tour du site par les collinettes et permet d’accéder à plusieurs plages, avant la grande accessible en voiture. L’environnement est très spécial, on se demande presque si un incendie n’a pas ravagé toute la forêt recouvrant les collines tellement tout semble gris et sec!

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Il s’agit en fait d’un écosystème à l’opposé de l’Amazonie, la « dry forest ». On est en saison sèche (il pleut tous les jours, normal), et les arbres/broussaille semblent tous morts. En réalité, ils sont vivants! Ils attendent juste que la chaleur se calme et qu’il pleuve pour de vrai pour se couvrir de feuilles/fleurs. Là du coup, c’est pas très varié comme végétation… Plein d’oiseaux par contre sur ce sentier, beaucoup de marins, type « rapace » ou « pêcheur ».

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On assiste au déjeuner des pélicans et leur façon impressionnante à la fois de voler au ras de l’eau et de plonger brutalement en pic dans une eau à à peine 1m de profondeur.

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Les plages sont quasi vides, l’eau superbe (et chaude!!!), mais le sable, s’il est fin, n’est pas blanc (ça, c’est Séb qui râle). Il fait tellement chaud que se baigner est à peine rafraichissant… On profite de ces belles petites plages, des miradors et on accède à la principale, dans une grande anse protégée, magnifique. Un peu plus de monde, mais c’est tellement grand qu’on ne peut pas dire qu’on se marche dessus.

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Baignade, bronzette, sieste, bref récupération de la nuit pourrie! Et oui, ce soir, c’est le 31… On pensait aller faire la fête à Montañita justement, mais le trajet trop long (1h30) et les horaires de bus impossibles finissent par nous décourager. On aurait finalement peut être du, parce qu’à Puerto Lopez, il ne se passe rien. Mais rien de chez rien! Ils ont installé des enceintes partout, ça hurle tous les 2 mètres, des écrans géants sur la plage, mais il n’y a…personne. On se prend un cocktail les pieds dans le sable et on est tellement crevés qu’on finit par aller se coucher à 22h, fatigués et dépités du manque d’ambiance. Et oui, parce qu’ils ont du tous aller faire la fête ailleurs, le lendemain par contre, c’est un vrai bordel! La musique braille du son latino à chaque porte, et quand l’électricité saute (ce qui arrive plusieurs fois par jour), pas grave, ils enchainent sur la sono de la voiture ou sur groupe électrogène! Prévoyants quand il s’agit de gros son ces équatoriens.

On part pour Agua Blanca vers midi (trop de pluie le matin), autre site du parc national Machalilla. L’intérêt principal, c’est les ruines de la civilisation Mantaña d’après le guide. 3 cailloux. Genre, sur le plateau du Larzac, les cahutes des bergers, elles sont plus intéressantes. Le vrai intérêt, c’est la forêt sèche de nouveau qu’on traverse pendant une bonne heure avec les explications du guide, les oiseaux, les plantes et leur utilisation, et surtout le lac souffré.
Petit rituel de beauté équatorien: enduisez vous de « boue » thérapeutique sur tout le corps, laissez sécher 20 minutes, c’est bon, vous êtes à point, plongez dans l’eau sulfurée! Ça pue atrocement (oeuf pourri version géante), mais heureusement, ça enlève la boue. On a (encore) oublié de mettre une carte dans l’appareil photo, donc point d’immortalisation sur le blog!
On finit la ballade par le musée du site (3 poteries qui se battent en duel, et dire que c’est une des dernières civilisations pré colombiennes comme les Incas, sont pas franchement au niveau). Autant pour les 5km depuis l’arrêt de bus à l’aller on s’était bien débrouillés (même pas eu besoin de lever le pouce, une voiture s’est arrêtée toute seule), autant on marchera pour le retour. Rentrés à Puerto Lopez, plus le temps passe, plus il y a du monde!!! Mais où étaient donc les gens le 31 au soir? Mystère. Petit coup de stress quand la proprio de l’hôtel par qui on était passé pour réserver notre journée du lendemain nous accueille en nous disant qu’en fait il n’y a plus de place, et cela, dans toutes les agences de la ville, trop de monde en ce début d’année. Enfer et damnation. On part quand même tenter notre chance avec les agences du front de mer. 2 agences, 2 excursions proposées. Bon, ou elle y a mis de la mauvaise volonté, ou ils ont eu des désistements, mais dans les 2 cas, ça nous arrange bien! Re-cocktail sur la plage pour fêter ça (on y prendrait presque goût). Et on continue notre régime « produits de la mer+fruits » entamés depuis notre arrivée sur la côte.

Le lendemain, bateau pour l’Isla de la Plata, aussi appelée Galapagos du pauvre. Et oui, les vraies Galapagos, ça sera pour quand on sera vieux et riches, parce que 1500€/personnes/semaine, ça fait mal. On aura le modèle réduit pour la modique somme de 35$! Une heure de bateau plus tard (qui ne réussira pas à tous ses passagers, pas nous heureusement), débarquement sur l’île. Le petit fait intéressant: les colons espagnols l’ont nommé l’ile de la Plata (=argent) à cause du reflet de ses côtes depuis le bateau. De près, ce sont en fait les excréments d’oiseaux qui rendent l’ile aussi blanche… Il fait une chaleur torride, mais pas de nuages (enfin!) aujourd’hui. Quand la brise ne souffle pas, c’est presque étouffant. Cette île est un vrai HLM à oiseaux, ça grouille de partout. A l’arrivée, nombreux pélicans qui pêchent, accompagnés de frégates un peu plus haut. Lors de la balade, la vraie attraction, c’est l’espèce endémique à cette île et aux Galapagos: le fous à pieds bleus.

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Pas doué, l’animal ayant besoin d’espace pour sa parade nuptiale et les alentours étant très broussailleux, il met son nid sur les sentiers. 1ere fois qu’on voit des oiseaux sauvages d’aussi près, même pas 1 mètre, en train de couver ou avec leurs petits, on ne peut pas dire qu’ils soient farouches! C’est la période des éclosions, pleins d’oisillons partout. Étrange, c’est un oiseau qui abandonne très facilement ses oeufs, alors qu’il n’en fait qu’entre 1 et 3 par an. On trouve donc des nids avec oeufs laissés pour compte un peu partout.

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On observe également des fous de Nazca, beaucoup plus gros et moins colorés, mais tout aussi peu farouches.

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Les fous à pattes rouges, on les verra en vol uniquement, ils nichent plus près des falaises. Enfin, les frégates sont installés à une concentration impressionnante dans les rares arbres proches des falaises, des vrais HLM! Beaucoup de jeunes, peu de mâles adultes (le connu, celui qui est noir avec une poche rouge sous le cou qu’il gonfle pour séduire les dames).

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L’île en elle même est très belle, une belle côte découpée, une eau émeraude, et de la forêt sèche désespérément en attente de saison des pluies pour reverdir.

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Après ce beau tour sur terre, retour sur le bateau pour l’exploration sous marine en snorkelling. On ne s’y attendait pas et c’est une surprise, voici venu le temps des HLM à poissons! Il y en a partout et très diversifiés. Les fonds sous marins près de la côte sont très corailleux, et regorgent de poissons multicolores, peu farouches aussi. De belles étoiles de mer lavandes, des poissons qui ressemblent à des grenades, d’autres à des serpents, il y en a pour tous les gouts. Et des tortues vertes assez balèses aussi.

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Elles viennent quémander les restes de fruit du déjeuner autour du bateau, pas effrayées non plus. Bref, un vrai zoo à ciel ouvert cette île! Bon, pas de baleines (c’est pas la saison) et pas de dauphins (ou en tout cas on les a pas vu). Mais sinon, c’était tip top!

Une histoire d’amour avec les moustiques

On quitte Baños, direction l’Amazonie.
A peine 60km pour rejoindre la « porte » de celle-ci, Puyo,et l’ambiance est déjà totalement différente. La température augmente, la végétation devient luxuriante, et le taux d’humidité explose! C’est la première étape pour y découvrir le jardin des orchidées (le reste de la ville ne présentant aucun intérêt, comme toutes les villes d’Amazonie). Il ne s’agit pas vraiment d’un jardin, mais plutôt d’un morceau de forêt de plusieurs hectares, replanté par un local passionné de botanique voilà un quart de siècle. En arrivant on trouve porte close… on est le 25 décembre! Notre chauffeur de taxi appelle le numéro, en fait c’est bien ouvert mais le proprio était déjà avec un groupe. Car finalement on a droit à une visite guidée qui se révèle être passionnante.
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On voit des palmiers pleins d’épines, des feuilles qui sentent l’ail, la citronnelle, ont le goût de cannelle, résistent au feu, servent aux constructions des maisons, à la cuisson des poissons… Et surtout seraient pleines de vertus médicinales. On a l’impression de se balader dans une pharmacie: celle-ci soigne le diabète, celle-ci aide l’accouchement, celle-là guérit les calculs, celle-là…le cancer (?!). Ce ne sera en tout cas pas la dernière fois que nous entendrons parler de ces vertus anti-cancéreuses de certaines plantes, de nombreuses personnes le soutiennent coûte que coûte! Le « jardin » contient de nombreuses essences d’arbres et plantes de toute l’Amazonie, dont certaines très rares (acajou,…). Et surtout… des orchidées!
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Il y en a de toutes les sortes, des vertes, des colorées, des striées et beaucoup sont minuscules. Quand on dit minuscules, c’est qu’il faut les observer à la loupe, elles font entre 3 et 5 mm! Ce jardin est extrêmement diversifié, car son propriétaire étant parti de rien (la forêt primaire avait été rasée sur ce lieu pour les cultures), il s’est permis de replanter tout ce qu’il voulait!
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Après 2h de visite très agréables, nous remercions notre guide de ces nombreuses explications, et reprenons le bus pour Tena, autre entrée de l’Amazonie, à 2h30 de là.

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Pour vous mesdames, si vous n’avez plus de rouge à lèvres la fleur miracle existe

Idem que Puyo, moche, sale, bruyant, mais la vue depuis l’hôtel, excentré et en hauteur, compense bien tout ça.

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Après de nombreuses réflexions sur le programme à venir, on finit par planifier une descente en rafting sur un des rios amazoniens alentour, et une excursion de 2 jours dans la forêt ensuite.
Première expérience de rafting pour nous deux, et une grande réussite! On démarre sur les contreforts des Andes direction la plaine, pas beaucoup d’eau d’après le guide, mais ça descend déjà bien. Il met une super ambiance, nous fait prendre toutes les vagues qu’il peut, on est trempés, Séb se fait balancer à l’eau comme un bleu par le guide, bref un bon moment! Et les paysages autour valent le coup de la balade, malgré la météo mitigée. Oui, c’est censé être la saison sèche en Amazonie…Il ne pleut qu’une fois par heure quoi! Ça a le mérite de rafraichir un peu l’atmosphère totalement saturée d’humidité! Et puis dans l’eau, au moins on est déjà mouillés, alors bon!

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Départ le lendemain avec  notre guide et hôte Juan (qui parle français!) pour notre premier jour en « vraie » forêt. Bon, ça commence bien, on devait faire 5h de marche, il pleut des trombes d’eau… Changement de programme, on va d’abord déposer nos affaires au lodge où on va dormir, uniquement accessible en lanchas et on fera une ballade depuis là bas, en espérant que la pluie se calme. C’est effectivement le cas et on se rend vite compte que de toute façon, la forêt est tellement dense, qu’on ne se rend même pas compte s’il pleut ou pas, ça ne nous atteint pas! Après une petite demi heure en forêt secondaire (habitée et modifiée par les hommes), on rejoint la forêt primaire.

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La végétation est incroyablement dense et luxuriante, le chemin parfois redégagé à la machette par Juan, la progression lente et la température qui augmente nous fait perdre quelques litres d’eau. Juan est un vrai passionné, surtout d’ornithologie, on a de la chance.

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On croise plusieurs colonies de perroquets qui squatte la canopée des arbres (tout en haut quoi!), observable uniquement à la jumelle, la hauteur classique des arbres étant de 30-40 mètres. Plein d’autres types d’oiseaux croisent notre chemin, dont malheureusement, les non initiés que nous sommes oublient aussi vite le nom qu’on leur a dit…

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Ce qui marque surtout, c’est le boucan qui règne ici!!! Entre le grésillement permanent du aux insectes et les nombreux cris des oiseaux, c’est un vrai vacarme. Des insectes d’ailleurs, ça grouille! Entre le mille pattes géant « cuirassé » à côté duquel le notre fait vraiment petit joueur, et les fourmis géantes que si elles te mordent, tu es malade 24 heures, on fait attention à où on pose les bottes et les mains. Ah oui, parce que la forêt, c’est un champ de boue, bottes obligatoires… La vue de notre stop du midi est superbe et on y rencontre un habitant surprise, un paresseux.

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Une espèce difficilement visible et d’autant plus qu’ici c’est une variété particulière: tout petit (il tiendrait dans la main!) et avec une seule griffe. A croire qu’il nous attendait pour déjeuner! Des colibris viennent également voir ce qu’on fait par là, des rapaces surveillent la zone en cercles au dessus de nous… Bref, on est pas seuls. Plusieurs arbres aux vertus médicinales intéressantes également, comme le « sang du dragon ». La sève est rouge comme du sang, mais appliquée sur la peau, elle se transforme en crème réparatrice.

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Sieste l’après midi et on repart la nuit tombée à la frontale pour observer le plus…grouillant, les insectes. Ça commence bien avec la mygale « domestique » du lodge, qui sort tous les soirs se mettre sous le toit de l’endroit des repas. Génial. Nous aurons aussi l’extrême privilège de croiser nos autres amies les araignées, au choix, multicolores, gros ventres, poilues, longues pattes, géantes… Mais également, scorpion, sauterelle géante, criquet géant… Ça croustille de partout.

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Des petites grenouilles vertes fluos le long des mares, pour changer des rouges vénéneuses croisées de jour. Et ça ne nous coupe même pas l’appétit! Le lodge est de plus pour nous deux uniquement, tous les autres touristes sont partis. Grand luxe, on a notre chambre à nous avec salle de bain privée et même eau chaude!!!
Levés aux aurores le lendemain pour aller observer d’autres types d’oiseaux de l’autre coté du rio où se situe le lodge. La chance est avec nous, on commence par voir une loutre en plein petit déjeuner de poisson en montant dans la pirogue! Pas facile à voir a priori. Les oiseaux sont plus « aquatiques » ce matin, des hérons, cormorans et plein de petits dont les noms sont rapidement oubliés… Et aussi des petits singes qui jouent dans les hauteurs des arbres!

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On en verra plus en fin de matinée dans l’île aux singes, plus loin sur le rio. Pas farouches, même plutôt agressifs, pas le droit de débarquer sur l’île, ils sont très territoriaux! On part ensuite au centre de sauvetage des animaux installé plus loin sur ce même rio. Très intéressant, Séb tombe amoureux des ocelots et veut ramener un pote à Silka…

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Ils ne seront malheureusement (pour la plupart des animaux) jamais remis dans la nature, car ou mutilés par l’homme (ailes coupées ou cassées des perruches et perroquets, toucans) ou trop apprivoisés (singes et ocelots!). Oui, il parait que ça s’achète 15$ au marché noir un ocelot, pas cher le gros chat… Egalement des pécaris (le sanglier local) qui prolifèrent en trop grand nombre et des agoutis (le lapin local), les tapirs étant partis faire la sieste, on ne les verra pas. Ce qui ressort assez tristement malheureusement de cette visite, c’est que suite la plupart du temps à des bêtises humaines, ces animaux finiront leurs jours dans ce centre, devenus totalement inaptes à la vie en liberté.

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Pause déjeuner avec baignade dans un plus petit rio moins agité (il était temps, quelle chaleur!!!). La fin d’après midi est moins « nature », plus humaine. On part dans un village où on visite successivement 3 familles: une pour découvrir le mode de fabrication des céramiques traditionnelles, une pour la fabrication d’objets à partir du bois de balsa (très répandu ici) et la dernière (imprévue!) pour…gouter l’alcool quechua local! Atroce. Pas autant que l’airag mongol, mais on s’en approche. La chicha, alcool de manioc (maché par les femmes, craché, puis fermenté plusieurs jours), ne peut malheureusement pas se refuser sous peine de vexer la famille de notre « chauffeur » de pirogue, donc on tente tant bien que mal de finir notre verre, tandis qu’eux s’enfilent leur litre. Seb finira, moi pas, tant pis, je serais la femmelette du groupe. Un dernier passage (enchanteur!) par la « maison des papillons » où prolifèrent 16 différentes espèces superbes, bien plus faciles à prendre en photo dans cette immense serre que dans la nature!

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Les immenses « yeux de hibou » sont particulièrement impressionnants, selon l’angle sous lequel on les regarde, ils présentent ou une tête de serpent ou un hibou.

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Des couleurs partout, toutes les formes et tailles, même les chrysalides sont superbes.

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Retour en pirogue à notre point de départ, c’est la fin de cette découverte, malheureusement sommaire, de la forêt amazonienne. On ramène quand même plein de souvenirs: des piqures de moustiques et de puces, en veux tu, en voilà!!! Et oui, même les multiples couches crème solaire/répulsif n’auront pas eu raison de ces gentils insectes. On aurait préféré ramener autre chose…

Dans le grand bain

Après cette éprouvante ascension, repos bien mérité à Baños. Notre guide étant de là bas, il nous dépose même au pied de l’hôtel! On est un peu décalés, debout depuis 22h30, petit déj à 11h après le retour du Cotopaxi, 13h à l’hôtel. Pas franchement envie de dormir, pas franchement envie de bouger non plus, que faire?
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Procession de noël vu depuis le balcon de la chambre : en Equateur on aime bien mixer religieux et païen

Fort heureusement, Baños porte bien son nom et dispose de nombreuses thermes! Direction les eaux thermales de la Virgen, au pied d’une belle cascade, sur le contrefort d’une des collines entourant la ville. Bon, on le savait, il ne fallait pas s’attendre à des eaux cristallines. On en est loin, l’eau vient du volcan Tungurahua qui surplombe la ville (et la recouvre régulièrement de cendres…) et est très chargée en souffre, magnésium, fer et autres. En clair, c’est marron et plein de particules! Mais c’est chauuuud… Les bains montent jusqu’à 40°, parfait comme gradient thermique dans la journée (-15°/40°)! On essaie la technique de Séb anti-courbatures: bain à 40° puis douche froide dans la cascade. Bon. C’est violent. Le bain à 40° tout seul, c’est pas mal aussi! On reste là à se prélasser un moment, puis la fatigue venant, on va se reposer un peu avant une pizza récupératrice (la nourriture des sportifs!) et un bon dodo.

On se sent étrangement en forme le lendemain pour une petite virée vélo. La technique de la douche écossaise ne fonctionnerait donc pas si mal que ça! On recroise Francisco dans l’agence où il travaille aussi à Baños et on loue des vélos pour faire la ruta de las cascadas (pas besoin de traduction, ça semble assez clair?), une petite vingtaine de km en descente jusqu’à Rio Verde.
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En quittant la ville, encaissée dans sa cuvette de montagnes, on apprécie mieux le volcan Tungurahua qui forme un de ces cotés. Considéré comme un des plus actifs du pays, ça doit quand même donner l’impression d’être sur une cocotte minute quand on y vit… La route est belle et finalement moins fréquentée que ce qu’on craignait. Des cascades se succèdent tout du long, avec également des tarabitas, moyen de transport inventé par les incas pour passer d’une rive à l’autre. Il s’agit d’une genre de nacelle où on tient debout à quelques personnes (ou à une vache!) et qui file le long d’un cable, à l’image d’une tyrolienne. Tyroliennes, d’ailleurs, qui sont pléthores dans le coin, ça semble à la mode pour faire frissonner le touriste!
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La surprise du moment: on entend un grand « bonjour » en arrivant à la cascade d’Agoyan, et qui voilà derrière nous? Notre petit couple d’autrichiens, rencontrés à Quito au sommet du Rucu Pichincha, et recroisés en montant à l’Illiniza Norte! Ils nous suivent!!! Ils ont fait l’ascension du Cotopaxi la veille de nous et sont également arrivés au sommet, sans neige et sans vent, un peu plus chanceux, mais ils confirment que ça n’a pas été de la tarte non plus. C’est vraiment sympa de les recroiser, alors cette fois ci on fait les choses bien, on échange les mails et on se donne rdv pour une bière ce soir!
La cascade finale de la route est aussi la plus impressionnante, le paillon del diablo ou chaudron du diable. La vasque étant très encaissée, le débit de la cascade important, ça bouillonne du tonnerre là dedans! On se fait bien tremper pour accéder à la cascade, mais ça vaut le coup! Une camionnette nous prend au retour avec les vélos pour rentrer (et oui, le retour, ça monte!!), après une bonne heure d’attente pour qu’elle se remplisse… L’expérience des bains nous ayant bien plu, on se dit qu’on va renouveler, et manque de bol, ça ferme plus tôt aujourd’hui, raté…
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On retrouve le soir nos autrichiens, qui sont venus accompagner de 2 allemands (qu’on avait aussi croisé à l’Illiniza Norte!!!), s’étant retrouvés dans la chambre à coté d’eux dans leur hotel! L’équateur, c’est pas très grand. Ca fait du bien de sortir un peu, papoter (en anglais, et oui…), boire quelques bières et mojitos pour changer!
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Le lendemain, on part pour un petit tour dans les hauteurs de Baños pour mieux apprécier la vue des différents miradors. Au début tout va bien, on accède sans souci au mirador de la Virgen (belle vue, mais une horreur de statue!). Et puis forcément, comme d’habitude, on marche sans faire attention au chemin, et puis ça se met à grimper vraiment, et puis voilà comment on arrive au sommet de façon involontaire! Bon, la vue en vaut la peine, les alentours sont très ruraux, la vue sur le Tungurahua ennuagé sympa, mais on avait pas prévu ça pour nos jambes. Et on se rend compte qu’on est encore bien cassés de l’ascension. On fait du coup une boucle bien plus grande, détour par un café accroché au flanc de la montagne au dessus de la ville (le cafe del cielo, il porte bien son nom), et retour par un autre chemin à l’hôtel.
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On aura marché le double de prévu, on s’est dépéché pour arriver aux bains avant la fermeture sauf que…l’horaire de la veille s’était exceptionnel, et que là, ils vont fermer en fait!!! Grises mines. Bon, on ne vas pas rester comme ça, hop, dans un taxi, direction les autres thermes, les bains du Salado, ceux là étant censés être ouverts. Victoire, c’est bien le cas! Ces bains sont plus encaissés encore, l’eau encore plus colorée et « épaisse » et les variations de température plus importantes. Impossible de se rincer correctement ensuite, le savon refuse de mousser et ça tinte même les maillots tellement l’eau est marron. Étrange phénomène que cette eau volcanique! Enfin, pour la modique somme de 2$, on peut dire qu’on passe vraiment un bon moment à chaque fois!
Ce soir, c’est le réveillon de Noël, pas tout à fait comme les autres cette année. Il faut quelque chose de spécial pour le célébrer dignement! Quoi de mieux qu’une « petite » fondue au bistrot suisse du coin pour être au top des paradoxes? On s’empiffre de fromage à souhait et on enchaine même sur la fondue au chocolat (quoi, c’est dans la continuité, c’est suisse aussi?!). Un vrai repas de Noël: trop mangé, bien arrosé de vin chilien, et des trombes d’eau qui tombent dehors! On croise les allemands qui ont décidé de nous suivre dans notre idée et se sont engloutis une fondue également… Après papotages, il est temps de tenter une sortie sous l’eau pour rentrer, et voilà, il est minuit, Joyeux Noël!

Objectif Cotopaxi

Maintenant, on peut vous le dire, les randos précédentes avaient un double objectif :
– se faire plaisir en faisant un peu d’exercice après un Mexique très « gastronomique » et en découvrant des paysages montagneux dans plein d’endroits
– s’acclimater pour le Cotopaxi!

Mais pourquoi le Cotopaxi? Parce que c’est un peu la vision du volcan idéal : un cône parfait, serti de glaciers en son sommet, autour d’un cratère (ce n’est pas le cas de tous les volcans comme on pourrait le croire) des fumeroles visibles d’en haut et une altitude de 5897m qui fait un peu rêver. Mais aussi, un sommet « facile » (nos commentaires sur l’adjectif à venir…) : aucune connaissance technique ni expérience n’est requise en théorie.
Donc au retour des Illizinas vues précédemment (en se trompant de bus pour rentrer) le vendredi, on planifie une journée de repos le samedi, car mine de rien depuis l’arrivée en Équateur, on n’arrête pas de marcher. Journée dédiée à prendre son temps, flâner un peu dans la ville et préparer le reste du séjour parce que c’est bientôt les fêtes ici aussi et que tout risque d’être fermé ou surbooké.

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Samedi donc, direction le centre pour la visite du couvent franciscain de Quito (qui serait le plus grand couvent des Amériques). Ce qui choque sur le trajet : le monde dans les rues! Le samedi le centre est littéralement bondé. Paradoxalement beaucoup de commerces sont fermés (???).
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Le couvent donc, avec une magnifique église couverte d’or à l’intérieur.
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Une fois sortis, direction le bureau de vente de ticket de bus (chaque compagnie à la sienne à la différence du Mexique) vers notre destination du nouvel an (surprise…). Une fois arrivés sous une pluie battante (qu’est ce que ça doit être pendant la saison des pluies…), on le trouve… fermé. Puisqu’on n’est pas sensés repasser par Quito avant le départ, mais qu’on a pas envie non plus de faire 2 heures A/R vers le terminal Sud pour les acheter, on verra sur Internet. Sauf qu’on découvrira une fois rentrés qu’il n’y a pas de vente sur Internet! Le plan galère… Direction ensuite la Mariscal, le quartier « touristique » de Quito où logent la majorité des touristes. Et ça change complètement : une architecture totalement moderne, des cafés, bars, restos (et des touristes!) partout. Rien à y voir, c’est vraiment le quartier récent pour sortir, se poser dans un café, faire ses achats et planifier son voyage (des agences au coude à coude dans les rues!)

Dimanche matin, grand départ, on rencontre notre guide Francisco, qui parle peu anglais, mais très sympa. Un des français de l’agence par laquelle nous sommes passés est là également et nous tire une belle épine du pied en nous proposant de nous acheter nos billets de bus pour le nouvel an… Bonne nouvelle! Direction le parc du national du Cotopaxi. Au programme : arrivée à l’aire de camping situé à 3900m (le refuge à 4900 étant fermé) où il pleut, on plante la tente, on tente d’apprivoiser les chevaux sauvages autour du camping, on essaie le matériel, puis sommeil (ou plutôt repos) à partir de 17h-18h pour un lever vers 22H, qu’on a raté car mauvais réveil, 22H45 donc, pour un petit déjeuner sommaire.

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Sur le camping c’est la surprise : il y a foule! A l’agence, on nous a dit que « ce n’était pas le Mont Blanc », qu’il y avait peu de monde, mais là on voit une trentaine de personnes toutes équipées qui vont donc tenter l’ascension. Si on rajoute les guides ça fait du monde!
Départ sur la piste défoncée vers le parking situé à 4600m (en bons derniers à 00h15) d’où on commence à monter. D’abord vers le refuge, où il y a déjà de la neige et on l’on commence à dépasser les gros groupes, puis 20-30 min après l’avoir passé on chausse les crampons et l’on s’encorde : Francisco devant, Delphine juste derrière et moi une petite dizaine de mètre après. Une heure plus tard environ, on se rend compte que ça ne va pas être facile : il y a beaucoup de neige, Francisco nous dira plus tard qu’il a pas mal neigé la journée précédente et que les conditions sont difficiles, mais aussi la pente qui est assez forte par endroit. On avance donc, on croise des groupes qui font déjà demi-tour, la neige et la pente nous épuisent, surtout que notre guide fait sa trace et avance assez fort vu le nombre de groupes qu’on rattrape. Au milieu de l’ascension (alors qu’on pensait être presque arrivés!), le vent se lève et se révèle être fort, on commence chacun de notre côté à douter de nos forces, on pense plusieurs fois à faire demi-tour, car la pente se durcit, la neige reste molle (2 pas en avant et un pas en arrière) et le vent se renforce. Ce qui est frustrant, c’est que le fait de le faire de nuit, on ne voit pas grand chose, peu de relief si ce n’est les quelques crevasses et séracs qu’on passe et donc on ne sait pas où on en est. Aucune idée de la distance au sommet hormis les indications de Francisco, qui conserve un rythme plus régulier qu’une horloge sans effort apparent… De plus nos chaussures, des coques plastiques, nous font un mal de chien, et à plusieurs reprises chacun de notre côté, on se sent mal avec limite la nausée.

Enfin le jour se lève (vers 6h) et on peut voir notre situation : largement au dessus de la mer de nuage, une vue magnifique, mais toujours pas le sommet en vue! De plus le vent se renforçant toujours, on commence à avoir froid. Là ça sent l’échec. Delphine discute avec le guide, lui dit qu’elle est épuisée, de mon côté je n’ai pas eu l’occasion de parler, mais je ne faisait pas le fier non plus, loin de là… Francisco prend les choses en main, motive Delphine, l’aide un peu dans les 2 murs les plus raides que nous avons à passer et enfin nous arrivons au sommet à 5897m à 6h45! Nous sommes littéralement épuisés mais quel bonheur et quelle émotion! La vue sur le cratère et les alentours et époustouflante, 2e sommet de l’Équateur oblige!

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On ne sait pas si c’est ça l’ivresse des montagnes, mais on ne sait plus bien si on pleure ou si on rit, un peu en transe!!! On met chacun nos doudounes, on se félicite entre ascensionnistes, quelques photos, et on redescend aussi vite, car le vent souffle fort ce qui renforce la sensation de froid, et les nuages commencent à arriver.

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La descente, très rapide dans la poudreuse, est très éprouvante, on regrette une bonne vieille paire de skis! Nos pieds nous font souffrir, nos jambes ont beaucoup de mal à nous porter et le temps se gâte au fur et à mesure que l’on se rapproche de la fin. Nous arrivons au parking sous la pluie aux alentours de 9h, exténués mais fiers de nous. On a enfin une vue sur le parc en bas qui est de toute beauté, Francisco faisant même un petit détour sur le retour pour nous montrer la laguna de Limpiopungo, cachée au pieds des collines avec ses chevaux sauvages autour. Le temps de rentrer au camping pour plier la tente (trempée), de ranger nos affaires, direction Baños, prochaine étape. Francisco étant de là bas, il nous y emmène directement ce qui nous arrange fortement! D’ailleurs, nous sommes tellement épuisés que nous nous endormons sur la route, mais lui aussi étant nase (il a fait le Chimborazo 6310m la veille de nous emmener au Cotipaxi!), il s’arrête sur la bande d’arrêt d’urgence et dort un peu avant de nous ramener directement à notre Hostal en début d’après-midi. Quelle(s) journée(s)!

On se rend surtout compte de notre chance : malgré des conditions loin d’être optimales, nous sommes arrivé en haut, alors que d’après ce que nous avons vu moins d’un tiers de ceux qui ont essayé y sont parvenus cette nuit là. Bref, le sommet décrit (sur le routard et Internet) comme facile pouvant être fait par n’importe qui, et bien on en a un autre opinion. Clairement seuls ceux avec une grosse condition physique et une excellente acclimatation sont parvenus au sommet, malgré l’absence de difficulté technique. Nous, on s’en sort avec des énormes bleus aux tibias/ampoules/écorchures suite aux chaussures toutes pourries, mais ça reste quand même l’effort le plus important qu’on est jamais réalisé. On est vraiment allé au bout de nos possibilités!

Et la récompense à Baños, les thermes… A 1850m d’altitude, c’est une petite station thermale avec plusieurs bains souffrés qui vont du frais au brûlant et qui nous font un bien fou en cette fin de journée éprouvante!

En marche sur les Volcans

Après un trajet de 2 heures en bus depuis Quito (2$, c’est pas cher les bus en Equateur!) pour faire une distance ridicule à vol d’oiseau, nous voilà dans le Nord à Otavalo, ville connue pour son marché d’artisanat local (beaucoup de textiles des indiens Quechua) et sa foire aux bestiaux du samedi. Il semblerait que la vente de cochons d’Inde à la criée fasse fantasmer le touriste… On imagine le vacarme!
Arrivés assez tardivement, nous nous levons un peu tard par rapport à l’habitude, étant donné que notre objectif était d’aller au sommet de l’Imbabura. Ce volcan, sacré pour les indiens de la région d’Otavalo fait l’objet d’une bien jolie légende indienne, où il serait la montagne « père » faisant face à sa compagne la montagne « mère ». Les jours où celle-ci est couverte de neige, l’Imbabura serait venu lui rendre visite dans la nuit… Mais toujours est-il que pour s’y rendre, il faut d’abord passer par Ibarra, puis aller jusqu’au village au pied du volcan, La Esperanza. Un peu d’organisation nécessaire donc. La question est vite réglée étant donné qu’à peine levés, on se rend compte que la météo n’est pas franchement au beau fixe… Plutôt carrément moche, genre tout gris limite pluvieux. Bon, on va pas se plaindre, c’est la première fois du voyage que la météo contrarie vraiment nos plans! Toujours est-il que pour cette ascension, c’est mort pour le lendemain si la météo se maintient.
Action, réaction. Le gérant de l’hostel où on a passé la nuit nous propose un programme alternatif: l’ascension du Fuya-fuya et les lagunes de Mojanda. Il est tellement sympathique et enthousiaste, qu’on ne réfléchit même pas trop longtemps, c’est vendu! Il a vu notre dépit au vu de la météo et nous a vite rassuré d’un « Tranquile! » En gros, ici, la météo change toutes les 2 minutes et faut pas s’en faire. Une camionnetta passe nous chercher 30 minutes après devant l’hotel, direction les lagunas, à une vingtaine de km d’Otavalo.

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La route pavée nous amène directement au coeur de ce site superbe. Trois lacs (dont un principal) comblent un ancien cratère de volcan, énorme, formé il y a de cela 200000 ans par une explosion « plinienne ». Pour les incultes qui comme moi n’ont absolument aucune idée de ce que c’est: en gros, il y a tellement de pression dans le volcan que ça finit par exploser, comme à Pompéï, dont la destruction par le Vésuve a été racontée par…je vous le donne en mille, Pline! C’était la minute culturelle. En vrai, juste, c’est magnifique. On pourrait presque dire que les nuages rajoutent du charme et du mystère à l’endroit (petite pensée pour l’Islande et ces nombreux paysages « mystérieux »…). Le Fuya Fuya, c’est un des sommets autour des lagunas, qui culmine à 4260m. Bon , comme d’hab, on fait pas gaffe au chemin qu’on prend en démarrant, du coup on commence à faire le tour de la laguna. Au bout de 20 minutes, prise de conscience, ça monte pas franchement assez pour aller sur un sommet…Demi tour et rattrapage du bon chemin, qui lui, grimpe sec! Vue superbe tout au long de la montée, par contre au point culminant, c’est la cata, ça se met à souffler avec une pluie glaciale, autant dire que heureusement qu’on avait profité du panorama autour pendant la montée…

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Petite promenade sur l’autre rive du lac en attendant notre camionetta de retour, avec observation de la flore locale, très originale à nos yeux d’européens. Les collines alentours sont couvertes de « paramo », des sortes d’énormes touffes d’herbes qui forment le paysage typique d’une bonne partie des plateaux équatoriens, le tout agrémenté de belles fleurs. On a même droit à la rencontre d’un habitant local, qu’on suppose être un renard des Andes d’après notre ami Google. Pas farouche la bête, elle joue la star de l’objectif.

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De retour sur Otavalo, on en profite pour faire un tour dans la ville et son marché de textiles ultra colorés. Les indiens de cette région portent toujours les costumes traditionnels, très élégants. Les femmes ont une longue jupe bleue marine fendue sur une autre jupe blanche, avec un haut en dentelle et des rangées de perles dorées autour du cou. Elles sont toutes coiffées d’une longue natte avec un châle noué sur les épaules. Les hommes ne sont pas en reste, également tous avec une longue natte et chapeau obligatoire. Et tout le monde en espadrilles locales! On repart de cette ville enchantés, retour sur Quito en bus et repos pour la soirée.

Enthousiasmés par cette petite expédition, direction un autre groupe de volcans le lendemain: les Illinizas. Partie intégrante d’une réserve naturelle, ce sont deux pics qui se font face, le sud enneigé et le nord rocailleux (c’est pas logique, mais c’est comme ça, c’est l’Equateur…) On décide de se rendre au refuge d’altitude (4700m) qui se trouve au pied des deux pour y passer la nuit et continuer l’acclimatation. Il faut être motivé pour s’y rendre… Un bus urbain pour rejoindre le terminal de bus sud de Quito, un bus interprovincial pour rejoindre un premier bled, un bus local pour rejoindre un deuxième bled, et enfin une camionnetta pour nous emmener au départ du chemin qui mène au refuge!!! C’est franchement l’expé, mais tout ça fait partie du dépaysement, se retrouver dans le bus local qui se transforme en bus scolaire à la sortie des cours, c’est assez marrant. Là où ça se gâte, c’est qu’une fois de plus le temps n’est pas avec nous. La montée au refuge est horrible, dans le brouillard des nuages on n’y voit pas à 20 mètres, la pluie intermittente, la température qui descend, le chemin qui n’en finit pas…800m de dénivelé dans ces conditions, on les sent passer! D’ailleurs, arrivés au refuge, bizarrement, on est tous seuls. Sensation assez étrange, paumés dans cette montagne (qu’on ne voit pas), éclairés à la bougie, à tenter de se réchauffer dans le refuge glacé. Oui, parce que normalement, il y a l’eau courante (nan y’a pas en vrai), l’électricité le soir (y’a bien une ampoule mais pas d’interrupteur), le chauffage (bah nan y’a pas de bouteille de gaz dans le poële) et possibilité de manger (on croisera le gardien du refuge seulement à midi le lendemain en redescendant). Bref, on gèle. Après plusieurs tasses de thé et les pâtes les plus infectes de notre vie (heureusement y’avait au moins du gaz pour se faire cuire un truc et on avait pris de quoi manger!), on finit par se sentir un peu mieux et on s’emmitoufle dans les duvets. Dehors, on a droit au coucher du soleil à un bref instant où les nuages se dégagent et où on voit enfin à plus de 20 mètres! Les pics des Illinizas sont splendides, mais ne se laissent pas voir comme ça…

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Le pic Illiniza Norte le lendemain, sous le soleil…

Le climat étant complètement à l’envers ici, la température redevient bien plus agréable dans la nuit, et une pause pipi nocturne (merci les thés…) offre un ciel comme on a rarement l’occasion d’en voir. La frontale est inutile tellement les étoiles brillent, même la lune semble palotte à coté.

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Vue sur le Cotopaxi au petit matin

Après une nuit moyenne, tous ces désagréments sont largement compensés par la vue du petit matin. Les nuages sont redescendus dans la vallée, le panorama alentour est complètement dégagé, la vue sur le volcan Cotopaxi en face fabuleuse. A tel point qu’on se dit que quitte à être là, on va monter en haut de l’Illiniza Norte, puisque personne ne vient nous embêter (ascension autorisée avec guide uniquement normalement). Ça grimpe dur, certains passages sont cotons, plus escalade que rando (un fameux Paseo de la muerte!), mais les vues sont à couper le souffle.

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Il faut jongler avec les aléas des passages nuageux, trouver son chemin parfois dans le brouillard, éviter les quelques tas de neige, mais enfin, on y est, le sommet! Notre premier 5000 s’il vous plait, 5126m très exactement.

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La descente est plus facile, ça aide de connaitre le chemin. On croise un couple bien paumé en redescendant, preuve s’il en faut de la vigilance dont il faut faire preuve dans certains passages. A part un autre randonneur accompagné d’un guide, nous ne croiserons personne. Les vue sur l’Illiniza sud et ses glaciers sont là pour nous accompagner.

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Vue sur L’illiniza Sur, son glacier et sa lagune lors de la descente

Le temps est très dégagé pour redescendre à la camionnetta et nous permet de voir la belle vallée que nous avions seulement deviné à l’aller. Le même parcours du combattant pour rentrer à Quito, on rentre bien vannés, mais on en a pris plein les yeux et on est pas mécontents d’être arrivés en haut comme des grands. On s’offre même le repas à l’auberge tellement on a plus envie de bouger!

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Vue sur la vallée en redescendant des Illinizas vers El Chaupi, meilleure vue que la veille…

Arrivée à la latitude 0

Nous quittons donc Mexico en ce matin de dimanche. Et bien l’arrivée à destination finale n’a pas été de tout repos…
Départ de l’aéroport où c’est franchement le zouk au niveau des comptoirs American Airlines, on nous dit même qu’il faudra refaire un check-in, récupérer et redéposer nos bagages sur place! Décidément AA est définitivement une compagnie à service low cost, même si le vol jusqu’à Miami se passe très bien. On arrive tout étonnés qu’il faille prendre une navette pour aller à l’immigration (!!!), pour un transfert ça fait bizarre en première approche. Ce qui choque surtout c’est que tout le monde parle espagnol, y compris (et surtout) les employés de l’aéroport, par exemple même au Starbucks, on nous aborde en espagnol! Bref, on ne sent pas vraiment en territoire américain.
Nous récupérons nos bagages et on cherche les tapis pour les redéposer pour le transfert. Après avoir trouvé les fameux tapis, on nous demande si on a un vol AA, on dit oui, mais opéré par LAN, le gars n’a pas l’air de comprendre, je pose mon sac, et là Delphine redemande si c’est bon pour Quito et le bagagiste qui demande à son pote (en espagnol hein, on est à Miami quoi) qui lui, dit… non. Et mer…credi, mon sac est déjà parti, on se dit que ça va être compliqué malgré le « no prrrrroblem » du bagagiste. Après être sortis de l’aéroport, on cherche les comptoirs LAN (qui sont genre 2km plus loin, l’aéroport est énorme!) et  finalement on s’enregistre. L’hôtesse de LAN ne comprend pas pourquoi on nous a dit de poser les bagages ailleurs,  mais nous assure qu’il n’y aura pas de problèmes, d’autant plus que notre vol a 4h de retard… Cool, une journée à l’aéroport sachant qu’on a atterri à 11h et que le suivant  est maintenant à 19h30. Pour nous consoler, elle nous dit que l’on a droit chacun à 20 dollars chez Mc Do… de quoi devenir obèse en somme.
Passant sur les détails de la journée, finalement très reposante, on embarque et là surprise, Delphine a le même numéro de siège qu’un autre passager, idem pour une jeune avec le siège d’à côté. On nous dit de patienter, le vol est plein, ils vont vérifier blablabla, puis après avoir débarqué et rembarqué deux autres passagers, on nous trouve des sièges et on part finalement pour Quito. Enfin!!!!
Arrivés à Quito, on se dit qu’on va enfin pouvoir dormir… Après les formalités, on est finalement sortis après minuit sachant qu’on s’était levés à 5h15 pour le premier vol, mais non! Parce qu’on attend notre chauffeur envoyé par l’auberge, prévenue de notre retard par email et qu’il n’est pas là. Évidemment, l’aéroport de Quito est super loin du centre ville et évidemment à cette heure là, il n’y a plus que des taxis. Les personnes de l’information (extrêmement serviables) à l’arrivée nous aident en passant une annonce et en appelant l’auberge, pour finalement avoir l’info que le chauffeur est venu à l’horaire initial et est reparti, à nous de prendre un taxi ordinaire.
Bref, arrivés à 1h30 du matin, on espère que Quito, ça va être bien.

Et vu qu’à l’aéroport de Miami, on avait envie de tout sauf de se préoccuper de la suite du programme visiblement, on a rien de prévu pour nos 3 semaines sur place en se réveillant. Le point positif, c’est que l’auberge où on a atterri est top, super agréable pour se poser, des jolies petites chambres et tout le monde très sympathique. Beaucoup de français, c’est tenu par un Suisse…
Du coup, notre première journée se résume à tenter de faire un semblant de programme. On passe voir une agence à deux portes de l’auberge (tenue par des français…) pour prendre quelques renseignements sur les différentes choses qu’on pensait faire. Première découverte : il faut être accompagné par un guide pour quasiment tout, trek compris (surtout celui qu’on pensait faire!), car il s’agit de parcs nationaux où tu ne fais pas ce que tu veux… Deuxième découverte: l’Equateur n’est pas le pays le plus sûr du monde! En gros, le gars de l’agence, très bien par ailleurs, nous fait un peu flipper question sécurité (en résumé, tu pars dans des coins reculés en trek, t’es sur de te faire détrousser au moins, au pire…on vous laisse imaginer). La situation s’est bien calmée depuis 3 ans d’après lui, mais il faut rester prudent quand même. Du coup, on est tout dépités, on avait été chercher nos cartes de randos à l’Instituto Geografico Militar de Quito (très pratique!), on avait passé une bonne heure à retracer l’itinéraire (un vrai challenge sur des cartes de 1994 et avec un topo américain) et on ne sait plus quoi faire… Pic de parano ou craintes fondées?
On se dit qu’à force de trop y réfléchir, on finit par ne plus être objectifs et on part s’aérer la tête dans le centre historique de Quito. Une belle ville, à la mauvaise réputation, mais en cours de réhabilitation. On croise des flics à tous les coins de rue, l’endroit semble plutôt calme, mais il est déconseillé de s’y promener de nuit. Évidemment, avec toutes ces réflexions, on est partis quasi au coucher du soleil, mais franchement, on ne se sent pas en insécurité. La vieille ville recèle de beaux monuments disséminés au gré de petites places, un joli tour à pied.

 

La nuit portant conseil, on ne sait toujours pas ce qu’on fait le lendemain. Alors, on repousse le problème en décidant de monter au téléphérique de Quito, on décidera pour le reste dans l’après midi! Ce téléphérique part directement de Quito (2850m) et nous emmène à 4100m grâce à la magie de Poma (cocoricoooo!). Déjà un panorama splendide à l’arrivée. Quito est situé dans ce qui a été surnommé « l’avenue des volcans », le pays étant traversé par une double rangée de cordillère de volcans. C’est ce qui s’appelle être assis sur une bombe!!

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Vue sur quelques uns des volcans depuis le Rucu Pichincha

Depuis l’arrivée du téléphérique, on part à l’assaut du Rucu Pichincha, le volcan éteint auquel on peut accéder en 2 heures de marche. Son petit frère, le Guagua Pichincha, est lui encore actif et lui fait face, n’a pas de téléphérique mais une route quasi jusqu’en haut pour y arriver… Une très belle ballade, le soleil au rendez vous, on arrive à 4696m en T-shirt et en pleine forme après une dernière petite grimpette/escalade. Le panorama est superbe, avec les nuages qui s’élèvent depuis la vallée pour venir lécher les sommets.

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Une sympathique rencontre au sommet du Rucu Pichincha

On rencontre sur le retour un couple d’autrichiens très sympathiques, en voyage post études, qui ne savent pas non plus trop où leurs pas vont les mener en Equateur, mais on va être amener à les recroiser en tout cas! Cette marche a porté conseil, on décide finalement de laisser tomber le trek de 4 jours plus ou moins prévu initialement, et de partir sur un programme plus varié. Direction donc le bus pour Otavalo, dans le Nord, ce soir!

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La vue sur le Guagua Pichincha laisse Séb rêveur