A travers le Pacifique

La 2ème « section » de notre voyage est déjà achevée depuis un certain temps… Et même si les problèmes divers et variés de connexion internet nous ont bloqué pendant un certain temps, voici venu le moment de dresser une rétrospective de ces quelques mois dans le Pacifique!

Commençons par le commencement, notre entrée dans le pacifique depuis l’Amérique du sud: la Nouvelle Zélande.

Incontestablement, un beau pays, par ces richesses naturelles, sa diversité de paysages concentrée sur un si petit territoire et la gentillesse de ces habitants, les kiwis. On passe en quelques heures de la côte à la montagne, avec une grosse biodiversité rencontrée et possibilités de randonnée multiples. Et les campings… Le paradis du réveil dans un environnement fantastique! Nous avons été de plus plutôt chanceux niveau météo, ce qui nous a permis de profiter un maximum lors de notre « road trip ». Mais (il y a toujours un « mais » malheureusement), ce n’est pourtant pas le pays que l’on recommanderait au voyageurs en mal de dépaysement, car finalement, ça nous a beaucoup fait pensé…à la France! Du bord de mer (un air de Bretagne), des sommets enneigés (merci les Alpes et les Pyrénées), de la campagne (Oh, la Normandie!)… Il nous manque les fjords et les volcans, mais si on étend à l’Europe, globalement, pas besoin d’aller aussi loin pour voir de belles choses.
On était certainement aussi encore sous le coup des choses incroyables vues les mois précédents en Amérique et un peu « blasés », mais le côté mégalo de la communication du pays avec ses sempiternels « best place in the world » pour un oui ou pour un non n’ont pas aidé à nous le faire apprécier. Surtout quand les (centaines de) français croisés sur le chemin chantent les louanges à tout va de la NZ sans avoir jamais rien vu d’autre pour comparer et entretiennent un mythe bien surévalué, celui d’un eldorado où la vie coûte très cher. Le pays est de plus plein de contradictions: une image ultra « verte-écolo-positive » en France, en vrai, ça marche pour leurs parcs naturels (et encore, la mort aux rats le long des chemins, et l’aménagement des sentiers à coup de machines, c’est discutable), pour le reste, c’est « open-chimique » partout! On en gardera un bon souvenir, mais nettement nuancé par rapport aux sons de cloche dithyrambiques qu’on en avait eu avant notre départ ou de ceux de l’insupportable Lonely Planet qui nous a accompagné, plus un dépliant publicitaire qu’un vrai guide.

Un saut de puce plus tard (de 3h quand même), nous voici dans le pays-continent de l’Australie.

Malgré la prolongation de notre séjour, on n’en aura vu qu’une infime partie, mais quel voyage! On a adoré, malgré les 2 tempêtes que l’on subit.Tout simplement. Tout nous a conquis: les paysages, l’immensité incroyable, la chaleur de l’accueil reçue partout, la mer, les terres, le vin qui n’a rien a envier à la vieille Europe, l’ambiance improbable d’un pub typique au milieu de nulle-part… Un vrai dépaysement, un mélange et une atmosphère unique auxquelles on a quasiment tout de suite adhéré. Alors oui, il y a des inconvénients: les routes qui n’en finissent pas (« Comment ça, 1 cm ça fait 200km sur la carte?! Mais pour moi il ne restait que 30 minutes de route! »), la hantise de tamponner un kangourou au crépuscule qui raccourcit les journées, l’absence de belles montagnes aux sommets escarpés comme on aime, le coût de la vie très élevé, les moments de solitude lors de conversation avec un australien aux expressions et à l’accent très très australiens… Mais après quelques « schooners« , tout ça ne pose plus de problème!

Pour éviter un départ trop brutal du pays qui nous a tant plu, l’Indonésie avec sa Bali conquise par les Aussies a été la transition idéale!

Grosse diversité de cultures au sein de cet archipel: Java la bouillonnante surpeuplée avec ces splendides volcans, Bali l’hindouiste et ses rizières enchanteresses à découvrir à dos de scoot´, enfin, Lombok, terre musulmane encore préservée du tourisme de masse… On a aimé changer d’île et d’ambiance régulièrement, avoir le plaisir de la compagnie de Florence pendant quelques semaines, découvrir de superbes fonds marins en plongée et se faire laver les sinus dans les rouleaux en essayant de surfer! La vie est tellement peu chère dans le pays, que ça a été le moment d’ouvrir les vannes après 2 mois de restriction financière: massages, plongée, surf, cocktails sur la plage, retrouvailles avec une nourriture locale extra, jolis logements… L’accueil reçu a été globalement agréable et plein de bonnes surprises, mais la « surpopulation » de nombreux lieux ainsi que l’insistance de certains locaux ont parfois eu raison de notre patience. La pollution  (atmosphérique et sonore!) de Java et Bali avec leurs circulations ahurissantes, la gestion des déchets catastrophiques, visible en bordure des routes ou de tout site touristique, gâchent l’image de carte postale paradisiaque qu’on voudrait en garder. Espérons que le pays ne se rendra pas compte trop tard de l’impact écologique désastreux de la population sur la terre comme sur les fonds marins et arrivera à redresser la barre… C’est tout le mal qu’on souhaite à ce pays, petit sur la carte (en superficie), mais immense en diversité. On y reviendra explorer des îles plus désertes avec plaisir!

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